Sortie du 25 mars 2012 : La Mine Bleue

Merci de voir les premières photos sur ce lien:

https://picasaweb.google.com/103831260045656962072/201203?authkey=Gv1sRgCLvp3sKJiICqLg#

De plus ce lien de Jean-Pierre

https://picasaweb.google.com/104140000989471547074/MineDArdoiseRenaze?authkey=Gv1sRgCMPBneyO9Nvr7QE#

 

Pour la première sortie 2012 de notre club Yamobreizh, Philippe et Yannick nous ont proposé de prendre de la profondeur à défaut de prendre de la hauteur. Direction La Gatelière pour une visite privative de la Mine bleue – nous y serons seuls. Un rendez-vous plébiscité avec une quarantaine de motos et une cinquantaine de motardes ou motards !

Choc thermique en mars

C’est un beau soleil que la météo nous promet. Mais mine de rien, on commence la sortie en se gelant sur nos bolides. 3° c – voir 5°c pour les thermomètres les plus optimistes une fois quittée la quatre voies Rennes-Janzé. Faut dire que Philippe avait avancé le départ d’un ¼ heure de la Poterie. Mais surtout, nous étions passés à l’heure d’été dans la nuit : nous sommes partis à la fraîche ! Nous finirons la journée à plus de 20°c…

L’avantage des sorties Yamobreizh – en dehors de leur convivialité – est de nous faire découvrir de sympathiques routes. De Rennes à Segré, je ne connaissais qu’une route, de plus en plus droite et avec des longueurs de quatre-voies. Aujourd’hui, je sais que je peux m’amuser avec les virolos à sortant à Bourgbarré, en passsant par Chanteloup et au pied de Vachecoule.

Arrivés à la Mine bleue, cafés et croissants nous attendaient, emmenés par notre assistance voiture – on fait les choses bien à Yamobreizh ! Merci tendres et chères de Yannick et Philippe.

A 126 m de profondeur en funiculaire

Charlotte et casque sur la tête, nous voilà prêts à descendre par le funiculaire dans la mine à 126 m de fonds. Un petit train nous emmène ensuite au fond de la mine vers l’accès à la première salle d’exploitation, dix mètres plus haut. Soit à ….. 116 m, bravo à ceux qui avaient la bonne réponse.

Nous sommes guidés par Tête de linotte, qui selon sa propre légende aurait perdu deux visiteurs lors de ses prises de fonctions en 2008. Le stress nous envahit mais Patrick notre chef de file, Stéphane et Philippe notre serre-fil nous rassurent. Repérer le nord ou le sud, rien de plus facile. Et non, ce n’est pas en observant la mousse sur les arbres fossilisés ! Tout simplement en regardant l’angle des pans d’ardoises. Au nord, ils vous tombent sur la gu…le. Au sud, les blocs glissent gentiment vers le sol. Gentiment, manière de parler : ils pèsent un petit 60-70 tonnes.

De l’ardoise jusqu’en 1935

Nous traverserons cinq chambres d’exploitations tout aussi imposantes les unes que les autres – la mine en compte 26. Difficile d’imaginer que toutes ces galeries et ces chambres ont été créées à la force des bras par des hommes au cours d’une vingtaine d’années. Les galeries avançaient à raison de 10 mètres par jour… avant l’arrivée du marteau piqueur où la vitesse est passée à 60 mètres. Gros bémol : le bruit était sans doute plus abrutissant que celui d’une rave partie.

Des blocs de 70 à 80 tonnes détachés à coups de poudre de dynamite que les hommes ont ensuite découpés et envoyés à la surface. Tout du moins ce qui pouvait être exploité ! L’extraction entrainait près de 70 % de pertes à La Gatelière. Et comme les mineurs sont payés au rendement… A l’apogée de l’activité de la Mine bleue, 176 ouvriers d’à-haut et 68 ouvriers d’à-bas produisaient 7 500 ardoises à l’année.

Le bon vocabulaire du mineur

Pour éviter que des blocs se détachent des plafonds, des tiges filetées de 70 cm à 3 m sont fixées dans les parois. Les boulons qui dépassent sont appelés du doux nom de nichons. Plus de 5 000 seraient en place dans la Mine bleue ; à ne plus savoir à que sein se vouer (eh oui, elle est facile) !! D’autres métaphores ont été inventées par les mineurs, isolés de leurs femmes à longueur de jour. Les wagonnets sont des mignonnes, car on peut les culbuter sans qu’elles ne disent mot. Alors que le contre-maître, chargé d’évaluer les rendements, est surnommé la belle-mère : les mineurs l’avaient tout le temps sur le dos et il passait son temps à les critiquer. Cela me rappelle quelqu’un… La postillonne est un savant mélange de ¾ d’eau de vie (à 60)c), ¼ de vin blanc, de sucres et de café. De quoi se remonter le moral.

La Mine bleue reçoit 50 000 visiteurs par an… Quant à sa voisine bien connue de Trélazé, dont la qualité des ardoises n’est plus à démontrer, elle est toujours bien active avec ses 50 mineurs. Certaines de ses ardoises recouvrent des toits château de Versailles depuis la tempête de 1999.

Cette visite inaugurale d’une belle saison s’est conclue par un bon déjeuner non loin de là, avec à la clé un petit air de l’accordéon diatonique de Laurent. Une ballade irlandaise accompagnant l’arrivée de l’omelette norvégienne ! Une superbe journée, une nouvelle fois… en espérant que notre trésorier préféré n’a pas laissé d’ardoise par où nous sommes passés !!! (désolé, je n’ai pas pu m’en empêcher…).

Loïc D.

 

Bonus

Pour découvrir ou re-découvrir la mine bleue : http://www.laminebleue.com/

Rétro 2017

1ER SEMESTRE 2017

  • Dimanche 19 Mars
    Les Marches de la Bretagne3
  • Dimanche 23 avril
    Les huîtres
  • Dimanche 21 mai
    Les bords de Loire et ses vins
  • Week-end 17 et 18 juin
    « Yamobreizh débarque en Normandie »
  • Jeudi 22 juin
    Soirée "Rey Leroux"
  • Mercredi 5 juillet
    Soirée "Crêpes"

2EME SEMESTRE 2017

  • Dimanche 24 Septembre 
    Les Menhirs
  • Dimanche 15 Octobre
    La Chevauchée Angevine
  • Dimanche 12 novembre
    La route du cochon
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